En tant qu'artiste, j'ai toujours voulu être à la barre de mon projet musical. Ce qui fait qu'en 2019, je cofonde un label de musique pour lancer mon projet. La tentative ne survit pas au covid, mais elle me donne le goût de l'entrepreneuriat.
On est en 2022, j'ai 2 propositions d'embauche : un poste de rêve au pôle marketing de Virgin Records à Universal et un poste multi-casquettes dans une startup émergente qui développe son modèle IA avant la sortie de ChatGPT.
J'ai toujours travaillé dans la culture. Je ne connais rien en technologie, mais j'ai envie d'apprendre.
Donc, je fais le pari qui surprend mon entourage, en rejoignant la startup. 3 ans plus tard, je suis experte dans un incubateur, je conseille des startups en stratégie, et je signe des clients à des dizaines de milliers d'euros pour mon agence.
Mais je ne me sens pas à ma place. Le monde de la technologie m'a permis de découvrir de nouveaux horizons, mais il est temps pour moi de retourner au monde que j'aime et de mettre mes découvertes à son service.
J'arrête tout et je vais à la rencontre des professionnels de la musique. Je discute avec eux autour des cafés, je suis invitée dans leurs bureaux pour apprendre à connaître leur quotidien : leur manière de travailler, leurs contraintes et leurs envies.
Je réalise à quel point, à l'ère de la course aux algorithmes, les équipes artistiques sont submergées par des tableaux Excel, des outils de suivi, des chiffres.
Alors que leur asset le plus précieux est leur goût et leur instinct.
Je veux en faire un projet et j'en parle à un de mes collaborateurs préférés, Tristan, un ingénieur informatique qui voit la technologie comme un outil au service de l'humain, et non pas l'inverse.
Ensemble, on crée Moli, un agent IA qui se charge des tâches chronophages et libère l'espace pour ce qui compte : la musique, la stratégie, l'humain.










